Michel FénéonDirecteur Administratif et Financier chez Eurofrance

« Seuls les animaux issus de la zone indemne (ZI) de fièvre catarrhale ovine (FCO) peuvent être exportés vers la Turquie. Mais le zonage, qui n’avait pas bougé depuis plus de deux mois, a été remodelé le 30 septembre, en raison d’un nouveau cas détecté dans la Meuse. Il y a donc de moins en moins de départements indemnes pour se fournir. Si les quarantaines venaient à passer en zone réglementée (ZR), ce serait catastrophique. Les Turcs refusent toujours d’acheter des broutards vaccinés. En revanche, ils font preuve d’un peu plus de souplesse sur le poids des animaux. Le cahier des charges est passé de 300 à 350 kg maximum.

L’an dernier, nous avons envoyé quelque 80 000 têtes vers la Turquie en 8 mois ½. Sans la FCO, peut-être aurions-nous pu en vendre 100 000, et 200 000 cette année ! La viande française est appréciée et chère. Ça n’est pas le cas en Italie. Si les exportations vers la Botte sont à peu près les mêmes qu’en 2015, les prix ont décroché. Reste à ouvrir d’autres marchés intéressants, comme Israël ou l’Égypte, mais pour l’heure, il n’y a aucun accord sanitaire avec ces pays. »