Marion Donars Fédération des marchés de bétail vif

« Nous avons besoin de maintenir un potentiel de production pour répondre à la demande, en France comme à l’exportation. Et de limiter la dépendance aux exportations de broutards en vif sur les marchés les moins stables. Alors, comment développer nos capacités d’engraissement et ouvrir d’autres marchés à ces animaux ? Nos taurillons sont avant tout destinés à l’exportation vers trois marchés historiques que sont l’Italie, la Grèce et l’Allemagne. Ils consomment 75 % des volumes. Cependant, la consommation italienne et grecque est en perte de vitesse. Nous avons donc de nouveaux enjeux à relever. Il existe de nouvelles opportunités sur les pays tiers, essentiellement le Maghreb et le pourtour méditerranéen.

La France est le premier producteur européen de bovins finis mais la production tend à se replier sous le poids de la décapitalisation. En 2015, sur les 49 marchés adhérents à la FMBV, 1,25 million d’animaux ont été échangés. Les apports sont en baisse en gros bovins de boucherie mais le maigre reste très présent. Près de 480 000 gros bovins maigres et 260 000 veaux sont passés sur les marchés, soit 60 % des apports. Les marchés ont réalisé 30 % des exportations, en lien avec les négociants. »