Gilles Rousseau président de la Fédération française des marchés de bétail vif, à l’assemblée générale d’Elvea France.

Il y a deux sortes de marchés aux bestiaux : le système de gré à gré et les enchères. L’une de leurs vertus, c’est de faire des cotations. Sur les marchés de gré à gré, elles sont établies par des professionnels, qui sont commerçants aux bestiaux, éleveurs, bref, par des gens sérieux qui savent où ils vont. Ces cotations sont bien faites, suivies par FranceAgriMer. Si le système ne fonctionnait pas, il y a longtemps que nous l’aurions abandonné. Ensuite, il y a les cotations établies sur les marchés aux enchères. Elles sont neutres, puisqu’elles sont informatisées. Les moyennes et les prix sont calculés selon des poids, des catégories…

Ces cotations de marchés, on ne s’en sert pas assez. La Fédération nationale bovine, puisqu’elle a quitté les cotations entrée abattoir, devrait regarder nos cotations de plus près.

Aujourd’hui, les éleveurs fonctionnent davantage avec les enchères, système pour lequel nous travaillons sur la sécurisation et le paiement imminent. Cette garantie, nous sommes en train de la mettre en place sur le marché de Bourg-en-Bresse. Elle devrait être effective l’année prochaine, au mois de février.