Philippe Chanteloube responsable qualité dela coopérative porcine Cirhyo

Le marché du porc bio s’est développé doucement avant de connaître un emballement dans les années 2011-2012. En 2013, l’excès de stocks a porté un coup d’arrêt au développement de la production. Depuis deux ans, nous percevons une forte demande de la grande distribution, qui n’est pas couverte par l’offre française. Pour le moment, les distributeurs et les industriels attendent, mais nous courons le risque de les voir s’approvisionner à l’étranger. En 2016, nos 33 adhérents bio ont fourni 20 000 porcs, soit 5 % de plus qu’en 2015. En 2018, nous espérons atteindre 26 000 porcs. La remise en marche du processus de développement prend du temps. Lors de la conversion, la principale contrainte est l’origine biologique des porcelets. Les volumes disponibles sont pour le moment limitants. Concernant le logement, le caillebotis intégral est interdit mais l’élevage plein air n’est pas obligatoire (une courette couverte suffit). Les coûts d’aménagement diffèrent donc beaucoup suivant le modèle de bâtiment initial. La conversion est plus simple pour les rares élevages naisseurs engraisseurs sur paille. La création d’un atelier ex nihilo est envisageable, car la rentabilité des petites structures (50 truies) est toujours une réalité en bio.