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Effectifs en baisse

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La fréquentation se développe dans les cadrans, aux dépens des marchés de gré à gré. © h.chaligne

La fréquentation plie sous le poids de la FCO mais les cadrans tirent leur épingle du jeu.

En 2015, la fréquentation sur les foirails s’est repliée. Tel est le constat de la Fédération française des marchés de bétail vif (FMBV). Vingt-huit marchés enregistrent une baisse, huit voient leurs effectifs reconduits et quatorze progressent. La baisse globale des effectifs affiche 2,3 %, soit 29 440 têtes de moins. Quelque 1 250 000 animaux ont été commercialisés, soit près de 25 000 par semaine, auprès de 5 000 opérateurs et 20 000 éleveurs.

Davantage de broutards

Les bovins représentent à eux seuls plus de 930 000 têtes. C’est près de 21 000 de moins que l’an passé. Presque toutes les catégories sont en baisse, à l’exception des broutards, dont l’effectif gagne 3,9 %, soit plus de 12 000 têtes. Déjà, en 2014, leurs ventes avaient bondi de 7,7 %. Les pertes représentent 8 182 gros bovins de boucherie (- 3,9 %), 10 349 petits veaux (- 3,8 %) et 14 433 gros bovins maigres (- 9,2 %).

Quant aux ovins, malgré des cours en hausse, le repli se poursuit au même rythme que 2014 d’environ 3 %, soit 9 287 têtes. Les caprins, peu présents sur les marchés, gardent un effectif constant, autour de 15 000 animaux. Les chevaux sont nettement plus nombreux : 3 300 têtes, contre 2 400 l’an passé.

En 2014, la fréquentation sur les marchés était pourtant en hausse. La FMBV explique la réduction des effectifs commercialisés par le retour de la fièvre catarrhale ovine (FCO). « La baisse a été contenue par le dynamisme des marchés et la belle lancée des premiers trimestres, tempère-t-elle. La crise FCO a marqué un coup d’arrêt dans le commerce en vif. Sur la période de septembre à décembre, la perte estimée est de 72 156 têtes par rapport à 2014. » Sans cet incident sanitaire, les effectifs auraient pu bondir de 3 %.

Hélène Chaligne
Les cadrans plébiscités

En différenciant les modes de commercialisation sur les marchés, il apparaît que les cadrans souffrent moins que les échanges de gré à gré. Ainsi, ces derniers perdent 9 % pendant que les cadrans en gagnent 16. « Les marchés au cadran représentent 33 % de l’activité de la FMBV, avec plus de 410 000 animaux, précise la fédération. Ils sont prépondérants dans la commercialisation des gros bovins maigres, puisqu’ils représentent 53 % des effectifs vendus. » Le commerce des ovins tend également à basculer vers les cadrans qui, en 2015, représentent 59,7 % des ventes, contre 33 % en 2014.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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