« La fermeture de la restauration n’a eu qu’un effet limité sur les filières de volailles sous signe de qualité, à l’exception de la pintade et du canard à rôtir. La viande de poulet a été consommée à domicile. Davantage d’animaux entiers ont été achetés en grandes et moyennes surfaces. En conséquence, sur 2020, les ventes de poulet sous signe de qualité devraient progresser de 1 à 2 %, et les taux de labellisation devraient être supérieurs à 2019.

Par ailleurs, les premiers retours à la suite des fêtes de Noël sont positifs. Les volailles festives se sont très bien vendues. Les règles sanitaires liées à la Covid-19 ont probablement eu l’effet de multiplier les repas en petit comité. Nous restons confiants pour les semaines et les mois à venir, bien que la fermeture de la restauration reste préoccupante. Les mises en place en élevage ne sont pas prévues en baisse au premier semestre 2021.

À court terme, la situation que nous avons connue en 2020 risque de perdurer. À moyen terme, nous espérons beaucoup de l’article 24 de la loi issue des États généraux de l’alimentation, qui impose à l’horizon 2022 au moins 50 % de produits sous signe de qualité dans les repas servis en restauration collective. Ces dispositions pourraient être synonymes d’un réel potentiel de croissance. »