L’utilisation en frais des pommes de terre de conservation françaises exportées est plutôt stable, c’est la hausse des débouchés industriels qui tire les ventes. Depuis deux à trois ans, 60 % de la marchandise commercialisée est destinée à l’industrie. Auparavant, le rapport était inverse, avec une majorité des ventes destinées au frais. La Belgique est le premier partenaire de l’Hexagone, qui devrait lui vendre 1,5 Mt en 2019-2020, contre 1 Mt en 2015-2016. C’est près de la moitié des 3,1 Mt commercialisés cette campagne par la France, premier exportateur mondial devant l’Allemagne (1,7 Mt) et les Pays-Bas (1,3 Mt). La crise sanitaire a boosté nos ventes pour répondre aux besoins en produits de qualité pour la grande distribution des pays clients. Ceci a compensé les pertes auprès des grossistes, liées à la fermeture des restaurants, notamment en Espagne et en Italie. La France a moins importé cette campagne, car la grande distribution a privilégié l’offre locale dans le contexte du Covid. L’Allemagne a aussi acheté moins, car elle renforce sa production et ses rendements progressent. Le volume importé est passé de 140 000 t (niveau historique) à 90 000 t cette campagne. Le pays achète surtout des produits de niche, à haute valeur ajoutée.

(1) Comité national interprofessionnel de la pomme de terre.