« Depuis fin décembre 2019, une baisse du cours du porc a été observée sur les importantes places de cotations européennes. La principale explication réside dans l’excès d’offres de fin d’année, en décalage avec la demande, notamment en raison des jours fériés. La référence française a toutefois décroché de manière plus conséquente. À la différence de ses voisins européens, l’Hexagone connaît des abattages dynamiques. En janvier 2020, ils affichaient une progression de 0,5 % par rapport à janvier 2019, alors qu’ils se repliaient de 6 % en Allemagne sur la même période. Par ailleurs, les blocages liés aux grèves ont retardé les exportations françaises, notamment vers l’Asie. Des containers sont restés bloqués dans certains ports.

Si l’assainissement des marchés intérieurs européens permet une reprise des cours depuis fin janvier, l’épidémie de coronavirus qui sévit en Chine pourrait ponctuellement perturber les exportations. Pour l’heure, il est difficile de mesurer ses effets sur la consommation chinoise de viande de porc. À l’intérieur du pays, il est possible que l’acheminement de la viande sur les lieux de consommation soit altéré. Pour autant, les signaux restent positifs : le cours du porc chinois est en hausse. Il affiche un niveau supérieur à l’an passé, laissant entrevoir des perspectives positives pour les exportateurs européens. »