« La météo estivale chaude et sèche impacte déjà les productions herbivores, et en premier lieu la production laitière. Jusqu’au 20 juin, les signaux étaient plutôt bons : la production d’herbe était globalement normale sur l’ensemble du territoire, et la production de lait de vache s’était rétablie, après avoir été affectée pendant de longs mois par la canicule et la sécheresse de 2018.

Or, la canicule qui a sévi sur l’Hexagone à la fin du mois de juin a stoppé net le rétablissement de la production de lait de vache, et a plus modestement affecté la production de lait de chèvre. Elle a également perturbé les flux des animaux exportés et d’une certaine manière les cours des animaux maigres (lire p. 5).

La sécheresse devient désormais l’élément le plus préoccupant. Si elle s’installe durablement, les conséquences risquent d’être encore plus douloureuses qu’en 2018 pour l’élevage français, d’autant que de nombreux éleveurs n’ont plus de trésorerie et très peu de stocks fourragers. La récolte de foin et de maïs fourragers risque d’être limitée, notamment lorsqu’elle n’est pas irriguée (lire p. 14).

On peut donc s’attendre à une production laitière ralentie en juillet et août, davantage de réformes laitières et allaitantes à la fin de l’été, et des sorties de broutards potentiellement perturbées. »