« Depuis quelques années, et notamment à la suite des États généraux de l’alimentation, les contrats tripartites entre producteurs, laiteries et distributeurs se sont multipliés. Pour les coopératives laitières, ces accords posent toutefois un problème de fond. En effet, nous considérons que la valeur créée doit suivre une répartition mutualisée : tous les sociétaires doivent en profiter, et pas seulement les éleveurs concernés par ces contrats. Nous ne souhaitons pas privilégier les producteurs les plus proches des outils de transformation. C’est donc une discussion que nous devons conduire avec les distributeurs. Elle pourra se faire dans le cadre interprofessionnel, puisque les acteurs de la distribution y siègent désormais. Mais c’est aussi un dialogue qui doit se tenir directement entre les parties prenantes. Le sujet doit être traité, car les coopératives laitières ne peuvent pas rester en dehors des accords tripartites. La segmentation reste un levier important de création de valeur. Elle représente 30 % du volume total transformé en France par les coopératives laitières, soit environ 3 milliards de litres. Les mentions particulières (lait de pâturage, sans OGM…) comptent pour 11 %, suivies des signes officiels de qualité AOP-IGP (10 %), du lait bio (4 %) et du lait de montagne (3 %). »