« Le gros de la production de lait de brebis est concentré sur trois bassins historiques, résume Sébastien Bouyssière. L’Occitanie totalise 70 % des volumes (1 790 élevages), les Pyrénées-Atlantiques (1 580) et la Corse (300). Néanmoins, la production se développe un peu partout dans les autres régions françaises, où 410 exploitations sont répertoriées. En 2021, 321 millions de litres de lait ont été produits, contre 316 millions en 2020, dont plus de 90 % en zone de montagne et 10 % en bio. »

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« Une dégradation des revenus »

« Sur la campagne 2020-2021, le lait conventionnel a été payé 993 €/1 000 litres aux éleveurs, poursuit-il. C’est 2,3 % de plus que l’année précédente. En bio, le prix a été de 1 355 €/1 000 litres, en hausse de 0,5 %. Mais en parallèle, le coût de production en élevage a bondi avec une progression moyenne de l’Ipampa (1) de 6,9 %, en lien avec la hausse du prix des principaux postes (alimentation animale, énergie, matériel…). Cela a abouti à une dégradation des revenus. »

« Les perspectives 2022 sont inquiétantes. Les charges explosent. L’Ipampa est en hausse de 11,7 % sur douze mois glissants en mars, alors que les conséquences de la guerre en Ukraine sur les marchés commençaient à peine à se faire sentir. La situation économique des élevages ovins laitiers est devenue extrêmement tendue. Malgré l’entrée en vigueur de la loi Egalim 2 et l’annonce d’un plan de résilience par le gouvernement, un soutien plus ambitieux est primordial pour les sauvegarder. »

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Florence Jacquemoud

(1) Indice des prix d’achat des moyens de production agricole