« Le bioéthanol est un marché porteur en France. Ainsi, nous estimons que le SP95-E 10 (qui contient jusqu’à 10 % d’éthanol, N.D.L.R.) devrait voir sa part de marché grimper à près de 43 % en 2018, alors qu’on était à moins de 39 % l’an dernier. Le SP95-E10 s’affirme donc comme la première essence du marché. Par ailleurs, le superéthanol E85 (jusqu’à 85 % d’éthanol) voit ses volumes progresser de 50 % en 2018. Cela représente 900 000 hectolitres supplémentaires d’éthanol de première génération en 2018, comparé à 2017, soit un total de 9,4 millions d’hectolitres consommés en 2018.

Autre bonne nouvelle : l’augmentation des objectifs d’incorporation de biocarburants dans l’essence, avec un taux porté de 7,5 % en 2018 à 7,9 % en 2019, puis 8,2 % en 2020. Une mesure prise dans le projet de loi de finances pour 2019, adopté le 20 décembre 2018. Cette hausse est essentiellement permise par la prise en compte spécifique de l’éthanol de résidus sucriers et amidonniers. Ce biocarburant peut désormais être comptabilisé hors du plafond d’incorporation de 7 % dans l’essence réservé à l’éthanol et aux dérivés d’huile de palme, biocarburants de première génération. Le quota spécifique à l’éthanol de résidus est fixé à 0,2 % en 2019 et 0,4 % en 2020. Nous sommes satisfaits d’avoir été entendus sur ce point-là, même si nous aurions préféré que cela aille plus loin, avec des taux de 0,4 % en 2019 et 0,8 % en 2020, pour accompagner la hausse de la demande en bioéthanol. »