« En fin de semaine dernière, le gouvernement algérien a officialisé la reprise des importations de bovins mâles français pour l’engraissement. Les licences d’exportation avaient été suspendues en octobre 2021, conséquence d’une escalade diplomatique entre la France et l’Algérie. Les flux s’étaient alors taris pour arriver au point mort en décembre. Cette annonce va redonner du tonus aux flux commerciaux. Les premières expéditions sont prévues dès la semaine prochaine et devraient se poursuivre à un bon rythme.

À l’approche du Ramadan, les opérateurs algériens ont besoin de se réapprovisionner, notamment en bétail proche de la finition. Jusqu’au 31 mars 2022, les broutards sont donc acceptés jusqu’à 18 mois, sans limite de poids. Après cette date, les cahiers des charges reviennent à leurs critères initiaux, soit une limite de 14 mois et de 450 kg vifs. L’envoi temporaire d’animaux plus lourds sera complémentaire aux besoins de l’Italie et de l’Espagne : c’est positif.

Autre bonne nouvelle, l’Algérie réautorise l’import de génisses laitières françaises. L‘âge maximal est étendu à 42 mois, contre 34. L’envoi de femelles, en complément des broutards, va contribuer à un rééquilibrage du commerce. Le remplissage des bateaux, à nouveau mixtes, sera plus complet, ce qui n’est pas négligeable étant donné l’impact du coût du transport sur le prix de vente des animaux. »

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La demande de fin de mois se replie

Bien que le week-end prolongé de l’Ascension soit une période favorable à la consommation, le commerce pâtit d’un repli de la demande sur cette fin de mois. Les ménages, qui voient leur pouvoir d’achat impacté par l’inflation, se reportent davantage sur des produits bon marché comme le steak haché. Cela conduit à un rétrécissement annoncé des fourchettes de prix entre les réformes laitières et les races à viande d’entrée de gamme.
Votre analyse du marché - Bovins maigres

Echanges fluides

La hausse du prix de l’alimentation du bétail inquiète l’ensemble des filières d’engraissement de jeunes bovins en Europe. Malgré l’augmentation des prix à la vente, les coûts de revient peuvent s’avérer bien plus lourds en fonction des types d’atelier ou de leur grosseur. Sur les marchés, les disponibilités sont réduites en cette semaine perturbée par le jeudi de l’Ascension. La faiblesse des apports facilite les échanges dans les broutards et taurillons charolais d’herbe qui ont repris quelques centimes.