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Marchés stables

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Dans un contexte de collecte modérée, la valorisation des matières grasses et des protéines reste équilibrée.

Il semble loin, le temps des stocks pléthoriques de poudre de lait écrémé d’intervention. Depuis leur liquidation par la Commission européenne en juin dernier, les cours poursuivent leur progression.

« À 2 250 euros la tonne fin septembre, la cotation Atla (1) [référence française, NDLR] se situe 36 % au-dessus de son niveau de 2018, et 23 % au-dessus de celui du début de l’année, relève l’Institut de l’élevage (Idele). Il s’agit du plus haut cours depuis mars 2015. » Si le cours européen s’inscrit également dans cette tendance, « il reste toujours inférieur au prix de la poudre néozélandaise : 2 116 €, contre 2 397 € en septembre ».

En conséquence, le commerce se porte bien. De janvier à juillet, les exportations communautaires progressent de 24 % par rapport à 2018, « abondées par la remise en circulation des stocks d’intervention et la hausse des fabrications ». Selon Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques à l’Atla, « la demande émane d’un peu partout dans le monde, du Moyen-Orient à l’Amérique Latine. En cette fin d’année, les stocks privés pourraient ainsi devenir anormalement bas. »

Stocks de beurre

Malgré une collecte laitière européenne stable depuis le début de l’année, les fabrications de beurre progressent de 4 % sur un an de janvier à juillet. « Cela s’explique notamment par un marché des poudres grasses  plus difficile », avance Gérard Calbrix. Durant les huit premiers mois de l’année, les exportations progressent de 15 % par rapport à 2018. « Face à la remontée des prix néozélandais en septembre, le beurre européen a accru sa compétitivité sur le marché international », estime l’Idele. L’offre océanienne devrait toutefois faire son retour sur les marchés en fin d’année. « Les stocks de beurre dans les entreprises européennes devraient donc rester élevés, entre 200 000 et 250 000 tonnes, selon les hypothèses retenues, et pourront peser sur les prix dans les mois à venir, avertit l’Idele. D’autant que les stocks sont également importants aux États-Unis. »

Vincent Guyot

(1) Association de la transformation laitière française.

La peste porcine pénalise le lactosérum

À 600 €/t en septembre dernier, la cotation française de poudre de lactosérum est « à son plus bas depuis janvier 2018 », observe l’Idele. Pour Gérard Calbrix, économiste à l’Atla, « c’est la conséquence directe de la fièvre porcine africaine en Chine. Avec un recul du cheptel porcin estimé à près de 30 %, les besoins du pays pour nourrir ses animaux sont mécaniquement en repli. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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