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L’Océanie résiste

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Le Covid-19 a frappé pendant le creux de collecte saisonnier en Australie et en Nouvelle-Zélande.

«Les cotations laitières océaniennes ont globalement mieux résisté qu’en Europe ou aux États-Unis », explique Mélanie Richard, de l’interprofession laitière (Cniel), le 1er juillet. Et pour cause, le premier trimestre marque la fin du pic de collecte en Nouvelle-Zélande ainsi qu’en Australie.

D’après les données de la Commission européenne, le cours océanien du beurre a perdu 900 $/tonne entre février et avril 2020, contre plus de 1 000 $ en Europe et 1 500 $ aux États-Unis. Du côté de la poudre maigre, le prix océanien a baissé de 500 $/t sur la même période, contre plus du double chez ses concurrents.

Dernier exemple frappant : le cheddar. La cotation océanienne du fromage s’est repliée de 500 $/t au plus fort de la crise, tandis que la chute se chiffre à presque 2 000 $/t outre-Atlantique. Depuis, les prix mondiaux des ingrédients laitiers se redressent sensiblement, bien que l’évolution soit plus hésitante sur le segment de la poudre maigre. Seul le cours du beurre océanien ne semble pas décidé à repartir à la hausse. Il s’établit à 3 650 $/tonne au 6 juillet, soit un niveau très similaire aux prix pratiqués sur le Vieux Continent.

Collecte stable

« L’été austral a été plus humide que d’habitude en 2020 », rapporte Gérard You, de l’Institut de l’élevage. La collecte australienne a grimpé de 5,4 % par rapport à 2019 sur les cinq premiers mois de l’année. De quoi rattraper le retard accumulé fin 2019, lors des importants feux de brousse qui ont ravagé le pays. « En 2019, la pluviométrie a enregistré un repli de 40 % par rapport à la moyenne décennale dans le Sud-Ouest du pays », précise Gérard You.

En Nouvelle-Zélande, la collecte reste stable sur un an entre les mois de janvier et mai 2020. Sur l’ensemble de la campagne, achevée en mai, le repli des livraisons est de 0,4 %. « Un bon résultat au regard du recul du cheptel national et des conditions climatiques capricieuses », relève Mélanie Richard, du Cniel.

A. Courty

Un prix du lait néozélandais « incitatif »

Le maintien de la collecte néozélandaise s’explique notamment par un prix du lait « incitatif ». D’après Mélanie Richard, du Cniel, « il est en hausse de 18 % par rapport à la campagne 2018-2019, dividendes inclus, chez Fonterra. » En cause, le rebond des exportations laitières du pays : + 12 % en valeur. Malgré tout, l’incertitude liée à une récession économique mondiale a conduit Fonterra, plus grande coopérative laitière néozélandaise, à annoncer « un prix du lait prévisionnel pour 2020-2021 en baisse
de 4 à 25 % sur un an. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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