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2016 en demi-teinte

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Les Français consomment en moyenne 49 litres de lait par an. © PHILIPPE MONTIGNY/FILIMAGES

La filière oscille entre recul de la consommation et succès du logo « Lait collecté et conditionné en France ».

Après des années moroses, le lait de consommation retrouve quelques couleurs. « La démarche « Lait collecté et conditionné en France » porte ses fruits », s’est félicité Olivier Buiche, vice-président du syndicat des fabricants de lait de consommation, Syndilait, lors de son assemblée générale, le 4 mai à Paris. Le logo est apposé sur 6 briques ou bouteilles de lait sur 10 dans les rayons des magasins. Alors que 78 % des Français estiment que l’origine française est une garantie de qualité (1), les professionnels ont décidé d’aller plus loin en lançant un second logo en 2017 : « Lait collecté et transformé en France » pour la crème, les fromages, le beurre, etc.

A l’étranger aussi, l’origine France plaît. Les industriels ont exporté 364 millions de litres de lait conditionné en 2016 (+ 7 % par rapport à 2015), dont 70 % vers trois destinations : l’Italie, l’Espagne et la Chine.

Les achats s’érodent

Malgré ces constats positifs, la filière reste prudente. La consommation a reculé de 3,4 % en 2016. Parmi les explications, la baisse du petit-déjeuner et le report de la consommation vers des produits transformés. Or, ce débouché pèse 2,2 milliards d’euros en grande distribution et absorbe encore 14 % de la collecte nationale (soit 3,3 milliards de litres conditionnés en 2016). Syndilait s’emploie donc à relancer le produit, entre autres à travers la Journée mondiale du lait, qui se déroulera le 1er juin et donnera lieu à des portes ouvertes d’élevages et de laiteries.

Le Syndilait alerte également sur le risque de surcapacité industrielle. De nouveaux sites de conditionnement sont en construction, alors même que la filière s’est récemment restructurée, en fermant quatre sites ces cinq dernières années.

Elsa Casalegno

(1) Enquête Cniel/CSA du 13 au 23 janvier 2017.

Les laits spécifiques ont la forme

Si le lait UHT (74 % des volumes) fait grise mine, le segment des laits spécifiques (23 % des volumes) a progressé de 5,3 % en 2016. Il est tiré par les laits délactosés (3,2 % des volumes), en hausse de 18,8 %, suivi des laits vitaminés (6 % des volumes), à + 6,8 %, puis des laits aromatisés (1,6 %). En revanche, les laits enrichis (0,2 %), de croissance (2,5 %) et premier âge (0,1 %) sont en recul. Les achats de lait bio (9,3 % des volumes) progressent de 5,2 %. « Il représente presque 10 % du lait consommé, ce n’est plus un produit de niche, remarque Olivier Buiche. Il y a une pénurie conjoncturelle de la production mais, grâce aux conversions en cours, la collecte augmenterait de 20 à 25 % dans les douze prochains mois. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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