Gautier Le Molgat consultant associé chez Agritel

En 2017-2018, la France devrait pouvoir reconquérir les parts de marché d’exportation du blé tendre vers les pays tiers, perdues l’an dernier du fait de la mauvaise récolte. Cette année, nous avons du volume et une bonne qualité permettant de répondre à nos clients traditionnels, qui avaient boudé le blé français l’an dernier. La France pourrait aussi pallier les problèmes qualitatifs observés chez d’autres exportateurs. C’est le cas notamment en Allemagne, où le volume de blé de qualité meunière ne sera pas au rendez-vous.

Les États-Unis ont aussi moins de disponibilités à l’export sur certaines qualités riches en protéines. Nous pourrions donc être sollicités par des pays d’Amérique centrale, par exemple. Quant à la Russie, qui a une production record cette année, elle va augmenter ses capacités à l’export. Mais elle risque au bout d’un moment d’être bloquée par la logistique. La France a donc une carte à jouer, car elle est suffisamment performante sur cet aspect-là.

Mais il faut rester lucide : on devrait revenir dans des proportions habituelles d’exportations sur pays tiers, entre 12 et 13 Mt (contre 5 Mt en 2016-2017). Et une inconnue peut venir noircir le tableau : la parité euro-dollar, qui évolue désormais au-dessus des 1,17, son plus haut niveau depuis janvier 2015.

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