Vincent Guérin responsable des affaires économiques à l’ANPP (1)

« La production nationale de pommes est évaluée à 1,4 million de tonnes, soit 8 % de moins que l’an dernier, année déjà à faible potentiel, et 17 % de moins que 2015. Cette baisse s’explique surtout par le gel d’avril. L’impact a varié en fonction de la concordance entre la floraison et les gelées (aspect variétal), de la topographie des lieux mais aussi des moyens de protection mis en œuvre. Nous estimons qu’environ 8 % de la récolte devraient présenter des défauts allant du simple russeting jusqu’à la déformation des fruits. Le marché du frais ainsi que celui de la transformation devraient en conséquence être fermes en termes de prix. C’est d’autant plus vrai qu’ils sont habituellement très influencés par les pays voisins, qui ont été encore plus touchés par l’épisode de gel. Ainsi, la concurrence devrait être moins virulente qu’avant et nos clients plus demandeurs, ce qui est très positif pour les producteurs français. Après une mise en place très progressive, l’activité du marché demeure satisfaisante, même si nous ne sommes pas encore bien positionnés sur l’exportation. Si nous restons sereins quant au potentiel d’équilibre du marché, la situation de certains producteurs nous préoccupe malgré tout. »

(1) Association nationale pommes poires.