« D’après une enquête conduite sur 1 200 consommateurs français, 50 % des critères d’achat d’un produit laitier relèvent de l’éleveur (origine, signes de qualité, bientraitance animale, sans OGM…). En parallèle, moins de 30 % des personnes interrogées croient en un véritable engagement des laiteries pour mieux rémunérer les agriculteurs et soutenir une démarche de bien-être animal. Les habitudes alimentaires changent et le consentement à payer des consommateurs est de plus en plus dépendant de la valeur “éthique” du produit. Ce constat promeut la construction de partenariats entre industriels et éleveurs. Il est indispensable qu’ils apparaissent main dans la main. C’est ce qu’on appelle du marketing de preuve. Les consommateurs sont en attente de signaux clairs et 73 % d’entre eux estiment que les engagements sur le bien-être animal et la juste rémunération des éleveurs devraient figurer sur les emballages. Les considérations environnementales arrivent après.

Enfin, cette logique partenariale peut aider les industriels à obtenir des hausses de tarifs auprès de la grande distribution. Car si cette dernière fixe ponctuellement les prix, c’est bel et bien le consommateur qui a le dernier mot. Les transformateurs qui sauront jouer la carte RSE (responsabilité sociétale des entreprises) seront vainqueurs dans les linéaires. »