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Prix en hausse sur un an

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L’habituelle volatilité des prix a été exacerbée par les conditions climatiques de l’année et la crise du Covid.

L’enquête de Familles rurales, réalisée du 30 mai au 12 juin 2020, met en avant une hausse des prix en rayon des fruits de 17 % en conventionnel et 6 % en bio, par rapport à la même période en 2019. Pour les légumes, les augmentations atteignent respectivement 4 % et 1 % (voir aussi p. 18).

Si cette hausse des cours est effectivement liée à celle des prix à la production, l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) rappelle que la caracté­ristique du marché des prix des fruits et légumes frais demeure dans la forte volatilité des offres, de la demande et des prix (voir encadré). Il s’agit en effet des « produits alimentaires dont les prix varient le plus ». Mais la période de l’enquête est aussi régulièrement tendue car c’est le passage entre la commercialisation des fruits et légumes de printemps avec ceux d’été.

Année déficitaire

Cette année est vraiment particulière avec des impacts climatiques très marqués et responsables de baisses de potentiel très fortes, comme en fruits à noyaux. En abricot par exemple, on n’avait pas connu ça depuis 2003. Interfel précise d’ailleurs qu’il y a eu un déficit de production dans toute l’Europe. Selon l’association de consommateurs, en conventionnel, le prix moyen de la cerise accuse une hausse de + 20 % comparée à 2019 (9,04 €/kg), celui de la nectarine de + 26 % (3,59 €/kg), etc. Il y a eu, de plus, des problématiques très marquées sur le melon avec une production française complètement décalée et des « coulures » du fait du climat du printemps.

La crise du Covid a aussi impacté les producteurs avec une hausse des coûts logistiques, des problèmes de main-d’œuvre et un manque de débouchés. Malgré un déconfinement en mai, le télétravail a souvent duré jusqu’à fin juin et les débouchés de la restauration commerciale et collective ont été très touchés.

Cela explique les problématiques de crises conjoncturelles dans lesquelles se sont retrouvés les producteurs de tomates, melons et salades. Pour ce légume, il y a eu, et il y a encore, des destructions de production importantes.

Céline Fricotté

Différents facteurs d’influence

Interfel précise que les facteurs ayant un impact sur les prix sont le coût de main-d’œuvre, la quantité de produits disponibles (liée, entre autres, aux conditions climatiques et au calendrier des récoltes), la demande, la chaîne logistique (capacité de stockage, emballages, périssabilité des produits, transports et flux des échanges entre pays). Enfin, selon les lieux de vente ou le circuit de distribution, le prix varie aussi.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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