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Interdépendance sur le marché du vif

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En 2017, le nombre d’ovins et de bovins français importés par l’Espagne a augmenté de 10 et 34 %. © CH. WATIER

Les exportations françaises et les importations espagnoles sont étroitement liées.

En 2017, 90 % des broutards et 76 % des ovins importés par l’Espagne étaient français (en valeur). Pour les petits veaux, la part de l’origine France était moindre, à hauteur de 49 %. La dépendance est réciproque, puisque la péninsule ibérique absorbait cette même année 91 % des petits veaux et 70 % des ovins exportés par l’Hexagone. Ce débouché était moins prégnant pour les broutards (12 %). Ces flux de bétail vivant se chiffraient autour de 150 millions d’euros en 2016.

« En ovins, la France exporte essentiellement des agneaux de lait durant l’hiver, détaille Caroline Monniot, de l’Institut de l’élevage. Ils sont soit consommés en Espagne, soit réexportés. En 2016, ce sont quelque 600 000 agneaux vivants qui ont ainsi été envoyés en Libye. Ce pays s’impose aussi pour les brebis espagnoles. »

Veaux et broutards sont, quant à eux, engraissés en Espagne et destinés au marché intérieur ou à l’exportation en vif vers les pays du pourtour méditerranéen. En 2017, la Libye, la Turquie et le Liban ont absorbé 89 % des exportations espagnoles de taurillons. Les poids moyens diffèrent en fonction des destinations, mais restent en général légers : entre 500 et 560 kg vif. L’Algérie se distingue en important des jeunes bovins pesant autour de 665 kg.

Broutards légers

Les broutards français envoyés en Espagne pèsent en moyenne 250 kg vif. « Depuis 2011, les animaux irlandais ont quasiment disparu de l’approvisionnement espagnol, en raison de leur renchérissement », explique Caroline Monniot. Depuis, la France et le Portugal se partagent la quasi-totalité du marché.

Valérie Scarlakens
Les avantages compétitifs espagnols

La bonne adaptation de l’offre (une viande jeune et plutôt rosée) explique en partie le succès du jeune bovin espagnol auprès des acheteurs du pourtour méditerranéen. « Les éleveurs sont encouragés à se spécialiser dans la production d’animaux destinés à l’exportation, souligne Interbev (interprofession bétail-viande). Depuis deux ans, il est obligatoire de passer des contrats entre éleveurs et entreprises de commercialisation-transformation, dès que la relation commerciale est continue, ou si la transaction dépasse 2 500 €. Le but de la loi est d’améliorer l’efficacité et la compétitivité du secteur agricole et agroalimentaire du pays. »

D’après Pau Salse, engraisseur espagnol, « un autre facteur à ne pas négliger est le prix à l’export, supérieur au prix abattoir en Espagne. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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