Le foie gras français a signé son retour. En 2018, les abattages de canards gras progressent de 40 % par rapport à 2017, mais se replient de 9,9 % par rapport à la moyenne établie entre 2013 et 2015, « indiquant une reprise modérée de la production », analyse l’Institut technique de l’aviculture (Itavi).

En conséquence, les exportations reprennent des couleurs. Elles progressent de 5 % en valeur, et de 5,7 % en volume en 2018, par rapport à 2017. Ces flux sont essentiellement tirés par les débouchés vers les pays tiers. Les envois de foie gras cru hors Union européenne (UE à 28) progressent ainsi de 74,2 % en volume, renforcés par la réouverture du marché japonais. Ils restent toutefois en retrait de 29,7 % par rapport à la période 2013-2015. Sur le marché européen, les exportations françaises se replient de 6,3 % par rapport à 2017, avec une tendance marquée vers le Luxembourg (-18,9 %), la Belgique (-17 %) et le Royaume-Uni (- 5,4 %).

S’agissant des préparations à base de foie gras, les exportations progressent en volume de 11,2 % sur un an vers les pays tiers, mais reculent de 8,9 % vers l’UE, notamment vers la Belgique (-25,5 %) et l’Espagne (-5,2 %).

Importations en hausse

Toutefois, cet élan commercial n’a pas suffi à compenser la hausse des importations. En 2018, les achats français ont progressé de 11,5 % en volume, et de 9,4 % en valeur, « traduisant une légère baisse du prix moyen des produits importés, du fait de la reprise de la production en Hongrie et en Bulgarie », rapporte l’Itavi.

Dans le détail, les achats de foie gras cru ont progressé en volume de 10 %, avec une forte hausse de l’origine hongroise (+ 45 %). Concernant les préparations à base de foie gras, les importations ont été multipliées par 3,5 en volume par rapport à la moyenne 2013-2015, notamment en provenance de Bulgarie.

Le solde du commerce extérieur français du foie gras en 2018 est négatif en volume (- 61 tonnes) et se replie également en valeur, mais reste positif, à 21 millions d’euros.

Vincent Guyot