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« Adapter l’offre »

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Après un début d’année difficile, la filière doit relever le défi d’une saison festive marquée par le Covid-19.

«Si l’on passe à côté de Noël, on est mal », déclarait le 14 octobre Michel Fruchet, président du Comité interprofessionnel des palmi­pèdes à foie gras (Cifog). La crise du Covid-19 a sonné comme un « coup de semonce » pour la filière. « La chute des ventes liée au confinement a occasionné une perte de 50 millions d’euros, tous débouchés confondus, appuie Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog. Les ventes de Pâques n’ont pas eu lieu. » Pour 2020, Michel Fruchet annonce un recul de 13 % des mises en place de canards gras. « L’année va être difficile », concède-t-il.

Car sur le volet commercial, même si de nouveaux marchés s’ouvrent au foie gras français (lire l’encadré), les exportations font grise mine. D’après l’Institut technique de l’aviculture (Itavi), sur le premier semestre 2020, les exportations de foie gras cru ont plongé de 32,9 % en volume sur un an. Vers les pays de l’Union européenne, elles se replient de 39,9 %, « notamment vers l’Espagne (- 31,1%), le Royaume-Uni (- 61,5 %), l’Allemagne (- 42,3 %) et le Luxembourg (- 46,8 %). » Les envois vers les pays tiers reculent, essentiellement vers Hong Kong et la Suisse. S’agissant des préparations à base de foie gras, les exportations françaises sont aussi en retrait de 27,8 % en volume et de 29,4 % en valeur par rapport au premier semestre 2019. Les tonnages se replient, en particulier vers l’Espagne (- 30,4 %) et le Royaume-Uni (- 76,8 %).

Nouveaux formats

Sur la même période, les moindres importations françaises ne suffisent pas à préserver l’équilibre des échanges. « Le solde du commerce extérieur de foie gras sur le premier semestre 2020 se dégrade et reste déficitaire en volume (- 281 tonnes), mais reste positif en valeur à 3,7 millions d’euros », précise l’Itavi.

Pour faire face à une saison festive « différente des années précédentes » en raison du contexte sanitaire, « les marques vont adapter l’offre en proposant des miniformats pour des minitablées et des budgets maîtrisés », résume Marie-Pierre Pé.

Vincent Guyot

Des opportunités à l’export

Les exportations françaises de foie gras cru de janvier à juin ont progressé en volume de 13,9 % vers le Japon et de 23,1 % vers Singapour par rapport à 2019. « Nous sommes en pleine conquête du marché japonais face au foie gras bulgare et hongrois, rapporte Michel Fruchet. Par ailleurs, la Chine a rouvert ses frontières en mars et des destinations comme Taïwan offrent des opportunités pour les ventes en cru. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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