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Bilan 2020 mitigé

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Malgré une hausse des surfaces par rapport à 2019, les rendements sont faibles et la production en baisse.

À 79 500 ha en 2020, les sur­faces de féveroles en France ont augmenté de 20 % par rapport à 2019 (après toutefois une baisse de 27 % entre 2015 et 2019). La féverole d’hiver représente 40 % des surfaces en 2020 contre 10 à 15 % dans les années 2010. Cela est lié à la baisse des surfaces de féveroles de printemps, en raison notamment de la fermeture du marché égyptien pour l’alimentation humaine (taux de graines bruchées trop élevé).

En bio, la féverole conduite en pur est la première espèce cultivée en France avec 17 500 ha en 2019 (2020 non disponible), soit 26 % de la surface totale nationale. Le rendement 2020 est à son plus bas niveau historique, du fait du climat et de la pression sanitaire, à 19,5 q/ha (28,1 q/ha en 2019). Terres Univia précise néanmoins que ce chiffre intègre le rendement moyen du bio et qu’il faut aussi considérer la part moindre des féveroles de printemps, en général plus performantes. La production baisse donc malgré la hausse des surfaces, à 154 000 t (184 000 t en 2019). La France se positionne tout de même « dans le peloton de tête des producteurs de l’Union européenne (hors Royaume-Uni), derrière l’Allemagne et la Lituanie », précise Jean Paul Lacampagne, de Terres Univia.

La Norvège, débouché numéro 1 à l’export

L’alimentation animale est la principale destination des féve­roles françaises : l’export est orienté principalement vers la Norvège pour la pisciculture, avec 26 646 t en 2020, soit 60,4 % des exportations totales. Les uti­lisations internes sont surtout autoconsommées à la ferme, par manque de marchandises et de compétitivité pour la fabrication d’aliments du bétail.

Les esti­mations 2020-2021 sont de 30 000 t pour l’export pays tiers (27 000 t en 2019-2020), 15 000 t pour l’export UE (16 000 t) et 100 000 t pour l’alimentation animale interne (143 000 t). En alimentation humaine, le potentiel de développement est là, selon Terres Inovia, mais les utilisations françaises restent faibles. Elles sont estimées à 10 000 t pour 2020-2021.

C. Salmon

Des prix dépassés par ceux du pois

Les prix de la féverole récolte 2020, bien qu’élevés depuis deux ans et demi, n’ont pas suivi la tendance haussière des autres matières premières en raison d’une demande plus faible que le pois, et de la concurrence des autres pays à destination de la Norvège. « Ils ont même été dépassés par les prix du pois standard, ce qui n’est pas fréquent », indique Terres Univia dans sa note aux opérateurs du mois de mars 2021.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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