« La France est le second producteur de volailles de chair en Europe, derrière la Pologne et devant le Royaume-Uni, avec 1,86 million de tonnes en 2017. La hausse de la production devrait se poursuivre en 2018, avec 1,96 million de tonnes. Le poulet représente environ 67 % de ces volumes. En 2010, un quart de poulets français était exporté vers le Proche et le Moyen-Orient, contre seulement 13 % aujourd’hui. Après la fin des restitutions aux exportations en 2013 - c’est-à-dire, la compensation de la différence entre les prix communautaires et mondiaux - le marché du poulet « grand export » a été lourdement affecté. La concurrence brésilienne sur le marché saoudien, et la volonté des Saoudiens de se doter de leurs propres outils de production n’ont fait qu’accentuer la tendance.

Depuis 2016, la balance commerciale des volailles françaises est devenue déficitaire. Afin de la rééquilibrer, la filière s’est fixée pour objectif de chercher de nouveaux marchés internationaux, mais surtout de diminuer ses importations de l’ordre de 10 % sur les dix prochaines années, et passer de 33 % en 2018 à 23 % à l’horizon de 2028. Cela ne pourra se faire qu’en proposant une offre adaptée à la demande intérieure, avec des volailles issues d’une production exemplaire en termes de qualité sanitaire, de bien-être animal et de préservation de l’environnement. »