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Cours en berne

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© Philippe Montigny/Filimages

Les prix ont entamé leur déclin cet été, en raisonde sorties précoces et de débouchés restreints.

«Relativement élevés depuis le début de l’année, les cours des broutards se sont nettement repliés dès juillet », observe l’Institut de l’élevage (Idele), dans sa note de conjoncture publiée le 17 septembre. Si toutes les races allaitantes sont touchées, les mâles charolais accusent en particulier le coup.

Début septembre, le cours du broutard U de 450 kg s’établissait à 2,53 €/kg vif, en recul de 13 centimes depuis juillet et de 5 % sur un an. La situation est similaire pour les animaux de 350 kg. À 2,67 €/kg vif en semaine 36, leur cotation perd 16 centimes en deux mois et 4 % par rapport à 2018. « Ce repli s’observe par rapport aux cours de 2017 et 2018 assez élevés », nuance l’Idele.

Plusieurs éléments expliquent ce déclin précoce des prix, habituellement observé à la rentrée. À commencer par la sécheresse, « qui a avancé les sorties dans les zones de naissances et décourage l’engraissement, en particulier chez les naisseurs engraisseurs en France », analyse l’Idele. Quant à l’export, la demande est « totalement dépendante de l’Italie en raison de la conjoncture en Espagne (lire ci-dessous) ». Avec des conditions météo caniculaires en début d’été, les opérateurs ont également joué de prudence pour le commerce vers les pays tiers. « Craignant des restrictions de transport liées aux températures élevées, ils ont cessé les mises en quarantaine en mai et juin pour éviter les exportations en juillet et août. »

Davantage de femelles

Pour autant, les expéditions françaises de bovins de 4 à 16 mois se sont accrues de 2,5 % de janvier à juillet 2019, par rapport à 2018. Une progression « entièrement due aux envois dynamiques de femelles, qui ont totalisé 238 000 têtes », soit un bond de 8,5 % sur un an et 20 % par rapport à 2015. Les cours des femelles sont ainsi restés assez stables cet été, mais en léger repli par rapport à l’an passé. D’après l’Idele, cette tendance est, en revanche, « un des signes de la persistance du mouvement de décapitalisation du cheptel allaitant, qui limite les besoins de renouvellement. »

V. Guyot

Un débouché espagnol encombré

En Espagne, second débouché des broutards français après l’Italie, le marché du jeune bovin (JB) souffre de l’arrêt des ventes d’animaux finis en Turquie depuis l’automne 2018. En conséquence, les abattages se sont envolés de 15 % sur un an au premier semestre 2019. Pour le maigre français, « le marché italien devrait rester bien orienté », estime l’Idele. Cependant, « la demande des engraisseurs français pourrait pâtir d’une récolte de maïs très hétérogène et d’un marché du JB peu motivant. »

Votre analyse du marché - Bovins maigres

Marché fluide

La fluidité commerciale est assurée par les faibles volumes mis en marché, après une semaine dédiée aux moissons et au ramassage de l’herbe.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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