Pékin avait fermé ses frontières en 2003, après la découverte d’un premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) aux États-Unis. L’importation de produits de viande de bœuf, désossée ou avec os, provenant d’animaux de moins de 30 mois est à nouveau autorisée, selon l’administration chinoise. La décision met en grande partie un terme à un embargo vieux de 13 ans, même si elle est assortie de conditions. Les produits carnés américains devront ainsi « répondre aux exigences chinoises en termes de traçabilité, d’inspection et de quarantaine ».

Ce geste de bonne volonté de Pékin intervient alors que la consommation de viande – et son prix – s’envole dans le pays avec l’essor de la classe moyenne. Le débouché s’avère prometteur : la consommation de bœuf s’y est élevée l’an dernier à 3,8 kg par habitant, contre moins de 3 kg en 2005, selon l’OCDE.