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Les tensions se renforcent dans le blé tendre

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Observatoire - Les tensions se renforcent dans le blé tendre
© Cédric Faimali/GFA

Les prix de la céréale enregistrent de nouvelles hausses, portées par des inquiétudes sur la production.

Dans son rapport mensuel publié le 12 mai, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a estimé que la récolte mondiale de blé serait de 774 millions de tonnes (Mt) en 2022-2023, soit 4,5 Mt de moins qu’en 2021-2022. Les hausses prévues au Canada, en Russie et aux États-Unis ne compenseraient pas les baisses anticipées en Ukraine, en Australie et au Maroc, conséquences à la fois de la guerre et des conditions climatiques.

Les données du Conseil international des céréales vont dans le même sens (lire brève page 8). Au lendemain de la parution de l’USDA, Agritel estimait que ce rapport confirme « une situation mondiale, des plus complexes ». Le cabinet relevait un emballement des marchés, « dans un contexte de plus en plus tendu ».

Même si ces chiffres sont à la baisse, l’USDA conserve « une vision optimiste de la production sur la nouvelle récolte », estime Gautier Le Molgat, analyste chez Agritel. Il constate notamment « des chiffres très élevés en Inde », alors qu’une importante sécheresse y est observée. « On peut aussi émettre des doutes sur l’augmentation annoncée par l’USDA de la production aux États-Unis, où la dernière enquête du ministère a rapporté que 39 % des cultures de blé d’hiver étaient en “mauvais” ou “très mauvais” état, soit le double de l’an dernier. »

Manque d’eau

Face à la baisse de sa production, l’Inde a par ailleurs décidé d’interdire ses exportations de blé, sauf autorisation spéciale du gouvernement. Une nouvelle qui a fait réagir les marchés à la hausse (lire page 7).

En France, comme dans d’autres régions de l’Union européenne, le manque de précipitations inquiète, et les conditions de culture se dégradent.

Hélène Parisot
Situation contrastée en mer Noire

Selon l’USDA, l’Ukraine ne produirait que 21,5 Mt de blé en 2022, soit 11,5 Mt de moins qu’en 2021. Elle en exporterait 10 Mt : c’est près de moitié moins qu’en 2021. Au contraire, « la Russie s’apprêterait à produire 80 Mt de blé si aucun accident climatique ne survenait d’ici la récolte », relève La Coopération agricole -Métiers du grain. Un chiffre record pour le pays. Son disponible exportable serait de 39 Mt.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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