Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Bonne tenue depuis juin

réservé aux abonnés

 - -->
La cotation de l’agneau début septembre était plus élevée qu’en 2015 et 2016. © m.-f. malterre

La baisse des abattages a tiré les prix de l’agneau pendant l’été.

A la fin du mois d’août, la cotation de l’agneau, à 6,45 €/kg de carcasse en moyenne (1), se situe au même niveau que l’an dernier à la même date, selon FranceAgriMer. Elle est toutefois supérieure de près de 0,30 €/kg de carcasse à celle de 2015.

L’évolution des prix en 2017 connaît néanmoins davantage d’à-coups que les deux années précédentes. « Entre Noël et Pâques, les prix ont fortement chuté », soulignait Marie Carlier de l’Institut de l’élevage, le 7 septembre à Tech-Ovin (à Bellac en Haute-Vienne). C’est une période où la consommation ralentit. L’affluence d’agneaux lacaunes a pu également peser sur la cotation.

« Le niveau des prix à Pâques a été décevant, a-t-elle ajouté. Mais, à la fin du mois de juin, le manque d’agneaux a tiré les prix à la hausse. » Ceux-ci n’ont pas cessé d’augmenter jusqu’en juillet, pour rester à un niveau supérieur à celui de 2016 pendant l’été (au-dessus de 6,40 €/kg de carcasse en moyenne).

Prix de l’import élevé

Les prix de l’import, par ailleurs relativement élevés, n’ont pas pesé trop fortement sur la cotation française. Autre facteur favorable à ce « palier » estival : « les sorties d’animaux ont été plus étalées et plus régulières dès le mois de juin », remarque Samuel Bionda, chef des ventes sur le marché de Sancoins (Cher). La fête de l’Aïd-el-Kébir, le 1er septembre, a également pu stimuler la demande, mais elle cible des mâles lourds.

Pour cet automne, « les prix devraient se maintenir, même s’il est difficile d’anticiper, espère Daniel Gaillard, de l’Association des producteurs d’agneaux de Poitou-Charentes (ADPap). La production des agneaux de contre-saison pour cette période est en effet plus difficile ».

Marie-France Malterre

(1) Prix moyen pondéré des régions.

Enrayer la baisse de la consommation

La consommation française par bilan (abattages + importations exportations), de janvier à juillet, enregistre un léger recul de 0,4 % selon l’Institut de l’élevage. La profession cherche à enrayer cette baisse. À l’image de cette dégustation de hamburger d’agneau offerte lors de Tech-Ovin, par le GIE Centre-Val de Loire. « Notre but était de voir si le consommateur peut être réceptif à ce type de produit. Il semble que ce soit le cas », indique Daniel Gaillard, de l’ADPap. Reste à étudier si le projet est économiquement intéressant. La régularité des approvisionnements pour fournir une chaîne de restauration rapide pèsera également dans la balance pour la mise en place du projet.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !