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Privé de grand export

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Le SNA compte 84 adhérents qui assurent la sélection des souches de volailles, la multiplication et l’accouvage. © Watier-Visuel

Un quart des débouchés est suspendu au retour de la France au statut indemne d’influenza aviaire, attendu pour fin décembre.

Les effets de la crise de l’influenza aviaire, qui a démarré en novembre 2015, sont loin d’être dissipés pour les accouveurs français, ont-ils expliqué le 7 octobre à Saint-Malo (Côtes-d’Armor), lors de l’assemblée générale du Syndicat national des accouveurs (SNA). « Outre les conséquences directes de l’absence de mises en place de palmipèdes dans la zone réglementée durant la période de dépeuplement, nous subissons des pertes abyssales sur les marchés internationaux, pertes qui s’accumulent encore », a alerté Louis Perrault, président du SNA.

Trois mois de délai

La levée, le 15 septembre, de la zone de restriction mise en place pour contenir l’influenza aviaire a allégé les contraintes sur les flux d’animaux vivants en France et vers l’Union européenne, les débouchés principaux. Mais avant de reprendre leurs importations d’œufs à couver, de poussins d’un jour ou de reproducteurs, certains pays tiers attendent le retour du statut indemne délivré par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Or, ce statut n’est retrouvé que trois mois après la fin des dernières opérations de nettoyage et désinfection. « Ce sera normalement le 2 décembre pour l’influenza aviaire hautement pathogène, mais le 28 décembre pour l’influenza aviaire faiblement pathogène (le dernier cas détecté, en Hautes-Pyrénées, NDLR). Nous cherchons à faire reconnaître la distinction à l’OIE, mais ce n’est pas encore fait », a expliqué Bruno Ferreira, du ministère de l’Agriculture.

Louis Perrault a rappelé la « nécessaire progression de la biosécurité » pour éviter de futures crises. Six mille éleveurs ont déjà bénéficié d’une formation gratuite sur ce thème, qui va se déployer dans toute la France.

Yanne Boloh
28 % du chiffre d’affaires à l’export

Avec une production hebdomadaire de 22 millions de volailles d’un jour dans 112 couvoirs, le maillon « accouvage » emploie 4 100 salariés, et travaille avec 1 100 éleveurs sous contrat. Le chiffre d’affaires (CA) global de l’accouvage atteint 970 millions d’euros (M€), dont 28 % à l’export, pour l’ensemble des espèces — poulet de chair, poule pondeuse, dinde, canard et oie, pintade, faisan et perdrix, et caille. Le poulet de chair est la filière qui pèse le plus lourd, avec un CA de 525 M€, dont 107 M€ vers les pays tiers. L’export compte pour près de la moitié du CA en dinde (90 M€), et même davantage pour le gibier (20 M€).

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Cet article est paru dans La France Agricole

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