Initialement prévue pour 2021, puis décalée pour cause de crise sanitaire, l’entrée en vigueur de la déclinaison française du nouveau cahier des charges bio européen est fixée au 1er janvier 2022. Ce nouveau règlement promet un meilleur encadrement et une limitation des dérogations. Celle pour réduire sa durée de conversion à six mois sera, notamment, supprimée. Dorénavant, la durée minimale de conversion sera de douze mois. À partir de 2022, l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) devient également le principal interlocuteur aux demandes de dérogations, permettant ainsi de répertorier sur le territoire les achats et les besoins de semences et d’animaux biologiques.

Alimentation et plein air

Le nouveau cahier des charges impose également une alimentation 100 % bio des animaux d’élevage. Seuls les producteurs de porcelets de moins de 35 kg ou de volailles de moins de 18 semaines pourront encore bénéficier de la dérogation qui permet aux éleveurs d’introduire 5 % d’aliments conventionnels dans la ration, et ce jusqu’en 2026. L’autonomie alimentaire doit aussi être renforcée, puisque la part obligatoire d’aliments bio provenant de l’exploitation ou de la région augmente de 10 % en élevage de porcs et de volailles dès 2022.

Ce règlement prévoit également de nouveaux aménagements des bâtiments d’élevage, ainsi que le renforcement de l’accès au plein air pour les animaux, dès leur plus jeune âge. Les définitions de l’accès extérieur en élevage bovin sont en cours de négociation. Pour les poulettes, l’accès au plein air doit être donné au moins un tiers de la vie de l’animal.

Alessandra Gambarini