• À la construction, Sébastien a privilégié la ventilation. Toutes les faces du bâtiment présentent des ouvertures, y compris le toit où sont disposées des tôles de type agri-ondes. L’un des longs pans est constitué d’un bardage ajouré au-dessus d’un bardage plein de 2 m pour protéger les animaux. Les pignons sont construits sur le même modèle, tandis que l’autre long pan est équipé d’un filet brise-vent amovible. Pourtant, l’air ne s’évacue pas aussi correctement que prévu par le toit. Il retombe sur les veaux.

Le diagnostic récent du vétérinaire, Jean-Philippe Gartioux, l’a mis en évidence. Selon lui, l’allée d’alimentation est une zone froide. L’absence de la chaleur animale empêche l’air de remonter pour se glisser sous les tôles du toit. D’autant que le volume d’air par vache (75 m3) est important. Il est près de deux fois plus élevé que les valeurs usuelles (35 m3). Il est en lien avec la largeur importante du bâtiment (36 m). Le vétérinaire préconise d’envisager les deux parties de la stabulation de manière indépendante. « J’ai aménagé une écaille sur l’un des deux rampants du toit, explique Sébastien. Cela consiste à relever des tôles pour favoriser l’évacuation de l’air. Un fumigène a montré que la solution était efficace.

J’ai pris le risque de ne pas vacciner les veaux contre la grippe. Pour l’instant, tout se passe bien, peu sont malades. L’économie des vaccins (1 400 €) m’a permis de financer la quasi-totalité des travaux sur le toit et l’audit du vétérinaire (500 €). »