En bio, David paye en moyenne ses aliments 700 €/t. « Pour les volailles de chair, je réduis ce coût en utilisant du blé les quatre dernières semaines, acheté à 300 €/t », précise-t-il. Il a aussi pris en fermage 17 ha portant de la luzerne, sur lesquels il va cultiver en rotation du blé, du triticale et de la féverole. Il compte produire 40 % de ses matières premières. « Je vais construire un bâtiment avec un espace de stockage où je fabriquerai mes aliments, en achetant ce qui me manquera : maïs et tourteau de soja. Je devrais réduire les coûts à 450 €/t. »

Ces économies amélioreront sa trésorerie et permettront d’investir dans une deuxième cabane de 30 m² pour les pondeuses. « J’ai les débouchés. En doublant la production d’œufs, je pourrai embaucher un salarié à mi-temps. »

Il prévoit d’installer dans ce bâtiment une chambre froide pour le ressuyage. « J’éviterai de faire 160 km/semaine pour aller chercher les carcasses à l’abattoir. »