L’américain John Deere fête cette année les 75 ans du lancement de la John Deeremodèle 55, sa première moissonneuse-batteuse automotrice. Le constructeur, dont l’histoire commence dès 1837, et qui était déjà présent sur le marché de la récolte depuis quelques années, franchit alors un nouveau pas, qui l’a conduit à devenir aujourd’hui l’un des leaders mondiaux de la récolte de céréales.

Première automotrice

La célèbre usine « Harvester Works » de Moline est en effet inaugurée en 1912. Elle produit alors diverses machines de récolte hippomobiles, puis attelées derrière un tracteur. En 1922, le constructeur introduit d’ailleurs sa première machine combinant récolte et battage en un seul passage, c’est la première moissonneuse-batteuse John Deere.

 

C’est en 1947 que John Deere présente le modèle 55, sa première machine automotrice. Le fabricant arrive alors sur un marché en plein développement où les concurrents tels que Massey Harris sont déjà bien en place. Le modèle 55 a la particularité de disposer d’un poste de conduite en position centrale, ainsi que d’une trémie à grain. Quelques années plus tard, la 55H complète l’offre. Elle hérite déjà du système à compensation de dévers « HillMaster ».

Arrivée en Europe

Contrairement aux tracteurs, peu de rachats ont fait l’histoire des moissonneuses John Deere, du moins aux États-Unis. En effet, sur le Vieux Continent, la reprise de l’allemand Lanz en 1956, offre à John Deere l’occasion de s’implanter sur le marché européen du tracteur mais également de la moissonneuse-batteuse, grâce à une gamme déjà existante et avec l’usine de Zweibrücken, toujours en activité aujourd’hui.

 

Ces deux usines (Moline et Zweibrücken) vont donner lieu à des développements et des gammes assez différentes, propres à chaque marché. Alors que dans les années 1970, des séries 3300, 4400, 5500 6600 et 7700 sont introduites aux États-Unis. De ce côté de l’Atlantique, c’est la série 900, 1000, puis 1100 qui se développe dans les années 1970-1980.

 

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En 1992, John Deere présente la CTS, sa première machine non-conventionnelle. Elle adopte alors un système de battage hybride. Quelques années plus tard, en 1999, c’est au tour des STS de voir le jour. Ce sont les premières machines à rotor axial unique de chez John Deere, l’ancêtre des actuelles S. La fin du XXe siècle et le début des années 2000 voient également l’arrivée des technologies embraquées avec les systèmes de guidage ou d’agriculture de précision.

500 000e machine et lancement de la X9

En 2007, le constructeur renouvelle sa gamme de machines conventionnelles avec l’arrivée des W et des T. Trois ans plus tard, il fabrique sa 500 000e machine. En 2019, John Deere frappe encore en présentant la X9, positionnée au-dessus des modèles S.

 

Avec ses 64 ch et 1 900 l de trémie, le modèle 55 fait aujourd’hui pâle figure face aux plus de 600 ch et 16 000 l de trémie de l’actuelle X9 1100.