La crise économique avait aidé à enrayer le phénomène. Mais avec la reprise, les terres agricoles pâtissent à nouveau des avidités de la ville, selon la Fédération nationale des Safer.

Les différentes lois de ces dernières années, votées en vue de pallier le phénomène d’artificialisation, se révèlent à ce jour toutes insuffisantes. La construction de logements et d’infrastructures de transport continue à gagner du terrain sur les champs.

En première ligne : l’urbanisation touche les terres les plus fertiles, selon un récent rapport de l’Inra. Et pour toujours, en raison de la faible réversibilité des sols agricoles devenus imperméabilisés, observée à nouveau par l’Inra.

L’efficacité des politiques de zonage pour maîtriser l’artificialisation des sols agricoles a été reconnue par le ministre de l’Agriculture. En attendant le rapport de la CGAAER sur les outils de régulation du foncier, il ne prévoit que d’intensifier les actions de sensibilisation auprès des élus locaux.