Les loups ne se cantonnent pas seulement aux montagnes. Leur signalement en plaine n’est plus rare aujourd’hui. Du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, ils ont laissé de nombreuses traces aussi, comme en Normandie où Jean-Marc Moriceau, historien, spécialiste des rapports entre l’homme et le loup, a suivi leur piste.

L’auteur nous entraîne dans sa traque, du Couesnon à la Bresle et des collines du Perche jusqu’aux falaises du pays de Caux.

Partout, le loup représentait une menace pour les ovins, les bovins ainsi que les équins. Les jeunes bergers ont également payé un lourd tribut, à l’image de la petite Émeline, en 1821, qui est l’un des cas d’attaques sur l’homme les plus tardifs que l’on connaisse pour la moitié nord de la France.

Richement illustré, l’ouvrage est à glisser au pied du sapin de Noël, sans modération.

M.-F. M.

Le loup en Normandie, Orep Éditions, 18 €.