Le concours national du cheval breton, qui se tient le 19 septembre au haras de Lamballe, dans les Côtes-d’Armor, devrait accueillir près de cent trente équidés. Il sera l’occasion de retrouver, le temps d’une journée, l’ambiance d’antan où cet animal faisait partie de la vie : le « trait » était force de traction et le « postier », plus fin, servait au transport en ville (relais de poste, calèche…).

Situé au cœur de la ville, ce centre a été créé en 1825 et a permis de reconstituer le cheptel après la guerre de Prusse (1870). À son apogée dans les années 1920, il réunissait près de quatre cents étalons et était le plus grand de France en termes d’effectifs. Si cet établissement garde aujourd’hui sa fonction première de reproduction – quarante étalons – pour assurer l’avenir de la race via le GIP Cheval breton (1), il propose aussi de nombreuses animations.

60 000 visiteurs par an

En 2016, lorsque l’État vend ses haras, celui de Lamballe est racheté par un syndicat mixte comprenant la région, le département, la communauté de communes et la ville. « Les habitants ont été consultés et ont souhaité que ce lieu ouvre ses portes au plus grand nombre », explique Frédérique Billon, la directrice.

Construit sur un ancien marais, le haras est riche d’un patrimoine bâti de douze écuries, classé depuis 2015 au titre des monuments historiques. L’allée principale, accessible librement au public, est devenue un lieu de promenade prisé entre parterres fleuris et arbres remarquables (séquoia géant, cèdre bleu). Des visites commentées et des balades en calèche sont organisées toute l’année. Chaque été, un nouveau spectacle présente des animaux montés, attelés ou en liberté. Une dizaine d’éleveurs du secteur y participent. Les anciennes écuries abritent régulièrement un marché d’artisans et des expositions d’artistes. Résultat : ce site attire aujourd’hui plus de 60 000 visiteurs par an (2).

Isabelle Lejas

(1) Groupement d’intérêt public.

(2) Ouvert toute l’année, visite guidée de 4 à 7 € https://www.haras-lamballe.com/accueil-haras