29 mars, 12 avril, puis 31 octobre et finalement 31 janvier 2020. En 2019, la date du Brexit aura été reportée à trois reprises. Theresa May quitte ses fonctions de Premier ministre le 24 juillet, incapable de trouver un consensus au sein du parti conservateur qu’elle dirige depuis 2016. Boris Johnson lui succède et promet de concrétiser le Brexit au plus vite. Il trouve un terrain d’entente avec l’Union européenne le 17 octobre. Quelques jours plus tard, le Parlement britannique entérine le principe du nouvel accord, mais vote contre son examen en accéléré, comme le souhaite le Premier ministre, qui appelle à la tenue d’élections législatives anticipées le 12 décembre 2019, pour sortir de l’impasse. Le parti de Boris Johnson en sort grand vainqueur, en remportant la majorité absolue à la Chambre des communes.

De son côté, l’UE a tenté tout au long de l’année de se préparer au mieux et surtout au pire des scénarios. Car si le Brexit a lieu au 31 janvier 2020, Boris Johnson doit préciser quelle relation il veut nouer avec l’UE des 27, dont les dirigeants ont appelé de leurs vœux une « future relation aussi étroite que possible ».

Rappelons que l’agriculture est directement impactée par ce divorce. En 2017, 40 milliards d’euros de produits agroalimentaires européens ont franchi la frontière britannique. En 2018, la France a réalisé 2,8 milliards d’euros d’excédent commercial avec le Royaume-Uni.

B. Quantinet