D’un côté le ministère de l’Agriculture demande à l’interprofession des fruits et légumes frais, Interfel, de contribuer aux enjeux de santé publique en renforçant, notamment, ses actions d’information à destination des jeunes. Et de l’autre, le ministère de l’Éducation nationale refuse de lui délivrer l’agrément requis pour intervenir auprès des élèves…

L’affaire a débuté en 2012, alors que les diététiciens de l’association se rendaient depuis douze ans dans les écoles, sans autorisation, car non exigée à l’époque. Quelques rectorats académiques régionaux se sont subitement opposés à leur présence. Interfel a donc procédé à une demande d’agrément, définitivement refusée en 2018 sur décision de justice. Son intérêt général n’est pas reconnu, quand bien même le programme européen « Fruits et légumes à l’école » réclame d’intervenir dans les classes. En conséquence, le budget qui lui est alloué est peu consommé par la France. « La situation est renforcée par une surtransposition des conditions d’accès par l’administration française, déplore Laurent Grandin, président d’Interfel. C’est absurde. Nous demandons aux ministres de l’Agriculture et de l’Éducation d’accorder leur violon. »