Près d’un agriculteur sur trois présente un risque d’épuisement professionnel, selon une étude menée sur la santé morale et physique des exploitants agricoles de Saône-et-Loire. « Nous atteignons ici des records absolus », constate Olivier Torrès, à la tête de l’observatoire Amarok, en charge de l’enquête commandée par la chambre d’agriculture du département et dont les résultats sont parus mercredi 19 février. « 17,5 % des chefs d’entreprise montrent un risque d’épuisement professionnel. En agriculture, c’est le double. » Parmi les causes avancées, le sommeil et le temps de travail hebdomadaire arrivent en tête. 54 % des exploitants interrogés déclarent en effet dormir moins de sept heures par nuit. Les deux tiers effectuent 50 heures par semaine. Parmi eux, 21 % affirment faire plus de 70 heures. « Ce sont de très loin les plus gros travailleurs. »

L’enquête a été menée durant une année auprès des 7 000 exploitations du département. 440 agriculteurs y ont répondu. Une première étude réalisée en 2018 avait déjà révélé un grand risque d’épuisement professionnel.