Au Gaec du Clos des Moines, les 59 bovins destinés à l’euthanasie sont toujours là. Ils devaient partir à l’équarrissage le 2 mai, après la découverte d’un cas d’ESB le 22 mars chez une des vaches du troupeau. Mais les éleveurs, Sylvain et Olivier Duant, s’y sont opposés : ils contestaient l’indemnisation décidée par le ministère de l’Agriculture. Depuis, son montant a été revu en légère hausse. Puis, le départ des 52 vaches, du taureau et des 6 veaux a été annoncé pour le 23 mai. Mais compte tenu de la réglementation stricte encadrant l’équarrissage pour cause d’ESB, les délais impartis se sont révélés trop courts. « Il manquait un médecin urgentiste », explique Sylvain, partagé entre perplexité et agacement. « C’est un processus administratif très encadré, qui s’avère long et douloureux pour les éleveurs », reconnaît le préfet des Ardennes, Frédéric Perissat. Finalement, le « grand départ » est prévu pour le 30 mai...