« Lors des dernières réformes, la Bretagne a beaucoup perdu d’aides au profit des ICHN (indemnité compensatoire de handicaps naturels). Cette fois, il n’y aura pas beaucoup de mouvement entre régions et entre agriculteurs, ce qui devrait permettre une stabilité », explique Laurent Kerlir, vice-président de la chambre d’agriculture de Bretagne. Selon les études d’impact réalisées par la chambre régionale, les aides du premier pilier pour les agriculteurs bretons devraient être stables, à environ 417 millions d’euros. La région reste cependant mal placée en termes de montant d’aides par chef d’exploitation (12 800 €/UMO non salarié) en avant-dernière position. Elle devrait bénéficier d’un coup de pouce à l’élevage laitier grâce à l’aide à l’UGB.

En revanche, la profession est vent debout contre la volonté du ministère de l’Agriculture de supprimer la codification des prairies à rotation longue (PRL) au profit de prairies permanentes, par souci de simplification administrative. « Une aberration, car c’est ignorer l’intérêt de ces prairies sur le plan agronomique », poursuit Laurent Kerlir.