Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Tempête Alex : des élevages dévastés

réservé aux abonnés

 - -->
Le foin ne pourra pas être acheminé facilement, car les routes d’accès sont détruites. © PHOTOPQR/Nice-Matin/MAXPPP

Une centaine d’agriculteurs, en majorité des éleveurs, ont été victimes d’inondations. La prise en charge s’organise.

Après le passage, les 2 et 3 octobre, de la tempête Alex qui a tout devasté dans l’arrière-pays niçois, l’heure est à la prise en charge des sinistrés. D’après la chambre d’agriculture, une centaine d’agriculteurs ont subi des dégâts. « Des maraîchers ont vu leurs serres emportées par les eaux et leurs récoltes détruites, indique Xavier Worbe, directeur général. Toutefois, ce sont les éleveurs qui sont en majorité concernés. Un homme a perdu la vie en voulant rejoindre son troupeau. Les pertes matérielles sont considérables. En revanche, la plupart des animaux sont sains et saufs. »

Sébastien Paire, éleveur à Malaussène, dans la vallée du Var, s’est ainsi empressé de mettre ses bêtes à l’abri dès qu’il a su que le département se trouvait en alerte rouge. « Nous avons sauvé l’essentiel, souligne-t-il. Une coulée de boue a traversé la bergerie. Nous l’avons déblayée avec le tracteur. » L’éleveur n’a pas pu produire de fromages pendant plusieurs jours, mais il s’estime chanceux par rapport à certains de ses confrères. « Une dizaine d’entre eux ont tout perdu, relate Xavier Worbe. La tempête a englouti les bâtiments d’exploitation, le matériel, la nourriture des animaux… Nous allons devoir trouver des solutions pour ceux qui n’ont plus rien. Pour le moment, ils sont sous le choc. »

En attente de foin

Grâce à la solidarité, des solutions se dessinent. « Un éleveur de la vallée de la Roya va probablement trouver refuge chez un confrère en Camargue, poursuit le responsable. Une éleveuse des Alpes-Maritimes est prête à accueillir deux sinistrés. »

L’envoi d’un hélicoptère dès le lendemain de la catastrophe a permis d’entrer en contact avec les victimes, coupées du monde, afin de recenser leurs besoins. L’appareil a tourné toute la semaine. « Nous avons acheminé des éleveurs dans les alpages, afin qu’ils puissent organiser la transhumance de leurs bêtes », explique Benoît Esmorgiaud, conseiller élevage à la chambre d’agriculture. Cet affrètement a également permis de dépêcher des vivres, des médicaments et du matériel. Les sinistrés attendent désormais du foin pour nourrir leurs troupeaux. « Avec l’aide de l’armée, nous allons acheminer 1 000 tonnes de fourrage, indique Xavier Worbe. De quoi couvrir les besoins jusqu’à la fin du mois de décembre. Il faudra ensuite prévoir de nouvelles opérations, car la reconstruction des routes va prendre des mois. »

Chantal Sarrazin

Entretien des cours d’eau

Les sinistrés mettent en cause l’absence d’entretien des cours d’eau. Cette mission relève des pouvoirs publics. « C’est un dossier sur lequel nous ne sommes pas entendus, reconnaît Xavier Worbe. Nous allons revenir à la charge. Il y a urgence. »

Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !