Comme le rappelait, fin décembre 2015, la DGAL (Direction générale de l’alimentation), « les herbicides sont les produits les plus utilisés (40 % des Nodu (1)) et figurent parmi les principaux contaminants des eaux en milieu agricole. Le réseau d’épidémiosurveillance doit contribuer à la réduction de leur utilisation. » Pourtant, le suivi des adventices dans le cadre du Bulletin de santé du végétal (BSV) vient seulement d’être pris en compte.

Après que six régions pilotes ont mené des expérimentations en 2013 et 2014 sur l’intégration des mauvaises herbes aux bulletins, le comité national d’épidémiosurveillance a finalement émis un avis favorable en 2014 pour leur prise en compte dans toutes les régions dès 2015. Si chacune d’elles dispose de son propre protocole, les suivis de mauvaises herbes en 2015 ont permis de publier des informations utiles sur la malherbologie ainsi que sur les méthodes de désherbage alternatives aux traitements herbicides (mécanique, faux semis, travail du sol...). Beaucoup ont communiqué sur les alternatives et sur des observations de fin de campagne, sachant que les filières grandes cultures et cultures légumières ont été plus impliquées. Ainsi, en 2015, 21 régions sur 22 ont diffusé des messages dans le cadre des BSV. Cela a aussi été l’occasion de communiquer sur les adventices à problème, comme celles résistantes aux herbicides ou comme l’ambroisie, difficile à maîtriser dans les cultures ou émergentes. Des planches photos afin de mieux les reconnaître ont été diffusées dans neuf régions l’an dernier.

Pour 2016, il est prévu que la surveillance des adventices soit systématisée. A cette fin, les acteurs vont être formés à la malherbologie pour renforcer la publication d’informations permettant d’accompagner les agriculteurs dans leurs prises de décision.

(1) Nombre de doses unité.