« Tous les jours, sept exploitations laitières disparaissent en France », s’inquiétait André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), lors de l’assemblée générale du syndicat en mars dernier. « Dans cinq ans, il n’est pas certain que la France produise assez de lait pour sa consommation intérieure », estime Emmanuel Vasseneix, directeur de la laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel.

En février dernier, la Mutualité sociale agricole (MSA) rapportait un recul de 3,4 % du nombre d’éleveurs laitiers en France entre 2016 et 2017, et un âge moyen des chefs d’exploitation agricole de 49,3 ans. « Il serait important que chaque laiterie mène une enquête pour établir des tableaux de bord démographiques, suggère Jehan Moreau, directeur de la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil). Nous sommes dans une transition générationnelle dont nous devons impérativement prendre conscience. Il s’agit notamment de mieux accompagner les éleveurs en leur proposant, par exemple, des formations sur le management ou la gestion d’équipe. » À condition, toutefois, d’être en capacité de financer un salarié sur son élevage.