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Ses peintures s’inspirent de la nature

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Portrait - Ses peintures s’inspirent de la nature
Enfant, Hervé Treuil dessinait en classe des caricatures… jusqu’à ce qu’un professeur du collège lui enseigne la peinture à l’huile. © Hervé Treuil

Ancien arboriculteur et éleveur de limousines, Hervé Treuil est artiste peintre. Ses tableaux de paysages sont exposés en France et également à l’étranger.

Son chevalet et sa palette de couleurs sont baignés de lumière dans la pièce à vivre d’Hervé Treuil, 62 ans, à Juillac (Corrèze). Ça sent la peinture à l’huile. Il confie passer parfois deux ans sur la même toile. Même quand il ne peint pas, son regard le transporte ailleurs. Au petit matin, s’il aperçoit la vallée où il vit noyée dans la brume, il laisse partir son imagination : « Chaque fois que je vois un paysage, je vois un tableau », dit-il. Enfant, Hervé Treuil dessinait en classe des caricatures… jusqu’à ce qu’un professeur du collège lui enseigne la peinture à l’huile.

Une ferme-auberge

Le jeune homme s’exerce en copiant, puis découvre la sensibilité des impressionnistes, une révélation pour lui. Au fil des ans, ce passionné trouve son propre style. Il représente la nature en s’intéressant à la transparence des couleurs, aux vibrations des lumières et aux reflets sur l’eau. L’exploitation familiale où il travaille alors avec ses parents possède un troupeau de limousines, et des pommiers sur 25 ha. Dans les années 1980, l’agriculteur crée l’une des premières fermes-auberges, et participe au développement national du mouvement. Il représente la Corrèze à l’assemblée permanente des chambres d’agriculture. Montant à Paris régulièrement, il visite des musées, voit des expos et se rend à Giverny arpenter le fabuleux jardin de Monet.

« Exposer et se confronter à la critique permet d’évoluer. »

Échanges avec d’autres artistes

Les tableaux du peintre-paysan sont exposés dans sa région et décorent les murs de son auberge. Une cliente américaine tombe sous leur charme et propose à Hervé Treuil d’organiser chez elle, à Boston, un salon d’art. Puis, à la suite d’un reportage de TF1 diffusé au journal de 13 h, il est contacté par une galerie de Paris. Un agent accroche ses toiles dans une autre, à New York. Il crée des échanges avec d’autres artistes français et étrangers. « Exposer, c’est s’exposer, se confronter à la critique. Un peintre en a le courage ou pas. Cela m’enrichit d’observer et d’écouter les visiteurs, s’ils sont indifférents ou très émus. Cela permet d’évoluer », estime-t-il. Des particuliers lui achètent ses toiles. Contacté il y a sept ans par une Chinoise vivant à Strasbourg, il accepte de se rendre à Hangzhou, à 200 kilomètres au sud de Shanghai. Des collectionneurs chinois apprécient ses pein­tures intimistes de paysages français.

Il a 58 ans quand sa maladie de Parkinson est diagnostiquée. Il cesse de travailler, change son rythme de vie, et consacre davantage de temps encore à sa passion.

Alexie Valois

Une exposition virtuelle sur internet

Hervé Treuil est membre de l’association des Artistes du Bas-Limousin depuis quarante ans, et en a repris la présidence. Elle regroupe 60 peintres, sculpteurs, photographes… et organise trois expositions par an dans le département. Cette année, en raison des mesures sanitaires, les artistes ont préféré monter une exposition virtuelle sur leur site internet : artistes-du-bas-limousin.com

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Cet article est paru dans La France Agricole

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