Le règlement zootechnique européen (RZE) induit le retrait de l’État dans la mission de calcul des évaluations génétiques officielles (ou indexation), jusqu’alors réalisé par l’Inra.

Depuis le 1er novembre, c’est l’association GenEval, créée en octobre 2017 par Allice (1) et Races de France qui assure ce travail. « Il reste à trouver le modèle économique pour financer l’activité d’indexation, constate Stéphane Patin, directeur de Races de France. L’enjeu est de minimiser l’impact financier pour les éleveurs. » Le budget total estimé oscille entre 1,2 et 1,5 million d’euros par an. « Nous espérons que les pouvoirs publics ne nous laisseront pas en rade, confie Marc Gambarotto, directeur de France Limousin Sélection. Il est possible que des éleveurs ne souhaitent plus d’index s’ils sont payants. » Pour Rémi Biéry, directeur de Prim’holstein France, « Il y a deux façons de financer l’indexation : soit la faire payer directement à la vache, soit l’intégrer dans le coût de l’insémination artificielle. Sur ce sujet, il faudra de toute façon avoir le sens du collectif pour amoindrir les coûts, mais aussi défendre la génétique française à l’échelle européenne et mondiale. »

(1) Union nationale de coopératives de sélection et reproduction.