Vous proposez de privatiser les chambres et de mettre fin à leurs subventions publiques et à la TATFNB (2). Pourquoi ?

Pour remettre les missions de conseil et de formation dans le régime concurrentiel. La TATFNB et les subventions publiques que les chambres reçoivent leur donnent un avantage à l’égard des entreprises privées. Les agriculteurs devraient seulement payer les services qu’ils jugent utiles. Actuellement, ceux qui ne font pas appel à leurs conseillers leur sont tout de même redevables d’une certaine somme en payant la TATFNB.

Cela passe par l’abandon du statut d’établissement public ?

Les chambres pourraient prendre la forme d’associations à but non lucratif. Les agriculteurs souhaitant mutualiser leurs moyens seraient alors libres d’y adhérer. Ils pourraient ainsi retrouver, dans le même temps, leur liberté syndicale et ne plus être soumis à un système représentatif majoritaire.

(1) Institut de recherches économiques et fiscales se présentant comme un « think-tank libéral et européen ». Il existe depuis 2002.

(2) Taxe additionnelle à la taxe foncière non bâti.