Il a fallu trois ans aux éleveurs pour grouper les vêlages, en arrêtant d’inséminer pendant certaines périodes, et en allongeant parfois des lactations jusqu’à un an et demi. Le but : inséminer tout le troupeau en juin.

Au cours de ce processus, Maud et Franck ont essayé de limiter les réformes, afin de conserver un troupeau et maintenir un chiffre d’affaires suffisant.

L’insémination représente, par ailleurs, une opportunité d’adapter les bêtes à leur système. Partis de quatre races pures (prim’holstein, pie rouge, normande et simmental), le couple a rajouté du sang rouge scandinave et frison néo-zélandais, aboutissant à des croisées de quatre ou cinq voies. Leur objectif est d’avoir des vaches très fertiles, aptes à la reproduction à deux ans, et dont les lactations valorisent bien l’herbe. La stratégie semble payante, puisque cette année, le taux de réussite en première insémination est de 80 %.