La fin de l’artificialisation des espaces naturels et agricoles, portée par la loi climat et résilience, menace l’attractivité des campagnes, ont déploré les édiles des territoires ruraux lors du Congrès des maires de France, organisé à Paris, du 16 au 18 novembre.

« Les services de l’État nous reprochent d’être des bétonneurs ! », a dénoncé David Nicolas, maire d’Avranches, en Normandie. En cause : le ZAN qui porte à 2050 un objectif de « Zéro artificialisation nette » des espaces naturels et agricoles. « On nous dit de nous concentrer sur les friches, mais je n’en ai pas, a souligné Dominique Denieul, agriculteur et maire de Piré-Chancé, près de Rennes. Les communes rurales ne doivent pas être mises sous cloche. »

Macron reste ferme

Face à la colère, Emmanuel Macron est resté ferme : « Nous avons un problème de construction. Le nombre de permis de construire délivrés augmente. Le but n’est pas de stopper toute construction, mais de ralentir le rythme d’un département de terres agricoles et d’espaces naturels supprimé tous les dix ans », a-t-il prévenu lors du Congrès.

Rosanne Aries